REACTION DE L’ABBEF SUITE A LA DECISION DE LA COUR SUPREME DES ETATS-UNIS DE REVOQUER L’ARRET ROE VS WADE : UN DANGEREUX PRECEDENT QUI POURRAIT MENACER LA VIE DE NOMBREUSES FEMMES A TRAVERS LE MONDE

 

Ouagadougou, 11 juillet 2022. La Fédération Internationale pour la Planification Familiale souligne que la décision d’annuler le jugement Roe v Wade et d’interdire effectivement l’avortement dans environ 26 États américains est régressive et en décalage non seulement avec la majorité des Américains qui soutiennent les soins liés à l’avortement.

« Nous nous inquiétons des répercussions que cette décision pourrait avoir pour l’avenir des droits des femmes à travers le monde », réagit Saibou KABORE, Président National de l’ABBEF. Car, au-delà des Etats-Unis, l’annulation du jugement Roe v. Wade pourrait avoir des conséquences fâcheuses par un effet domino dans de nombreux pays avec une remise en cause des lois protégeant les droits des femmes.

En effet, l’accès à des services de soins après avortement et d’avortement sécurisé est en train d’être remis en cause dans de nombreux pays qui possèdent des interdictions restrictives et très extrémistes en matière d’avortement.

Sur l’impact de cette décision au Burkina Faso, Mohmed Hamdy KOUANDA, directeur exécutif de l’ABBEF réagit « l’Association Burkinabè pour le Bien-être familial en tant que structure de premier plan dans le domaine de la santé de la reproduction, qui défend les droits des populations à l’accès des services de santé sexuelle et reproductive sans discrimination, regrette cette décision de la Cour suprême américaine.

Dans notre pays, l’interruption sécurisée de la grossesse n’est autorisée que dans des cas spécifiques : si la grossesse met en danger la vie de la femme ; s’il existe des anomalies fœtales reconnues incurables par un médecin lors du diagnostic ; en cas de viol ; en cas d’inceste. Si nous apprécions globalement ces dispositions de notre code pénal, nous devons en même temps reconnaître que l’application n’est pas toujours aisée pour les femmes victimes de viol et d’inceste qui ne peuvent pas jouir de ces dispositions qui leur garantissent pourtant le droit d’avoir accès à l’ISG. En tant que défenseur des droits en santé sexuelle et de la reproduction, notre association plaide pour une application stricte des lois qui protègent les femmes. Nous osons croire que la décision de la Cour suprême américaine n’aura pas un impact négatif sur les acquis en matière d’accès des femmes dans notre pays à des soins de qualité en matière de santé sexuelle et reproductive »

Au Burkina Faso, selon l’annuaire statistique du ministère de la santé 2020, les complications liées à l’avortement constituent la cinquième cause directe de décès maternel. En 2020, ces complications ont été responsables de 3,3% des 1111 décès maternels survenus dans les établissements de santé. Cela souligne que les avortements à risque constituent un véritable problème de santé publique, et une réponse adéquate devra être apporté par l’ensemble des acteurs, a déclaré par ailleurs M. Mohmed Hamdy KOUANDA, Directeur exécutif de l’ABBEF. Il en appelle à une mobilisation des parties prenantes pour une protection des droits de la femme et particulièrement celle de la jeune fille.

 

 

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