Reine Stéphanie Thiombiano : le visage de la promotion de la SSR au Burkina

17 mai 2022

febb@2021

MAJ

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Communicante pour le développement de formation, Reine Stéphanie développe dès le lycée, un grand intérêt pour les questions de santé sexuelle et reproductive. Elle s’engage dans le domaine de la SSR( Santé Sexuelle et Reproductive), dès l’âge de 16ans. Après avoir fait un tour dans plusieurs associations, elle se reconnaît dans une finalement qui répond à son centre intérêt, l’ABBEF. Aujourd’hui, elle est la présidente Nationale du Mouvement d’Action des Jeunes (MAJ) de l’Association Burkinabé pour le Bien-être Familial. Très jeune mais toujours entre deux avions, Stéphanie parcourt le monde pour parler de la Santé Sexuelle et Reproductive. Interview

 

Présentez-vous à nos lecteurs

Je réponds au nom de Reine Stéphanie THIOMBIANO, Youth lead/ Facilitatrice du Think Tank Jeunes au sein de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou. Communicante pour le Développement de formation, je suis l’actuelle Présidente Nationale du Mouvement d’Action des Jeunes de l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF).

 Depuis quand êtes-vous engagé dans le domaine de la SSR ?

Je suis engagée depuis bientôt 8 ans pour les questions des droits des femmes/droits en santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes au niveau du Burkina Faso. J’occupe le poste de représentant des jeunes au sein du Bureau National de l’ABBEF au Burkina Faso. J’ai également contribué à la conception et la mise en œuvre de projets axés sur le plaidoyer, les droits en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes, l’animation de cadre de concertation avec de nombreuses organisation comme Médecin du Monde France, Equilibre et Population, IPPF, l’UNFPA, Plan International WACA et bien d’autres.

Quelle a été votre motivation au départ ?

J’ai toujours été très active lorsque j’étais plus petite. J’ai beaucoup tourné dans plusieurs mouvements de jeunesse avant de trouver mes marques dans la promotion de la SSR. Les questions de santé m’ont toujours intéressé et j’ai évolué dans un établissement ou pas mal de filles ont dû abandonner l’école parce qu’elles étaient enceintes. Ce qui me motivait déjà c’était cette rage de contribuer à réduire les grossesses en milieu scolaire et de voir les filles de mon âge continuer sereinement leurs études sans avoir à quitter les bancs.

Pensez-vous faire une carrière professionnelle dans le domaine de la SSR?

Oui. Déjà je pense que mon engagement d’une manière ou d’une autre est une carrière professionnelle. Je suis passionnée par tout ce qui touche au développement durable et au bien-être des populations. La SSR faisant partie.

Etant donné que la religion catholique ne conçoit pas la promotion des méthodes de contraception, à quelles difficultés faites-vous face en tant que jeune chrétienne catholique ?

Il est clair que dans tout combat on peut se heurter à des difficultés. Moi déjà je ne les vois pas comme des difficultés mais plutôt comme des défis qu’il convient de relever au quotidien à travers nos actions.  Il arrive des fois que je reçoive des piques du genre : « tu es catholique et c’est toi qui parles de santé sexuelle ». Une chose est sûre, dans tout combat on peut être soit mal compris, soit incompris. Mais j’essaie quand même de faire la part des choses.  Aussi il faut noter que chacun à ses convictions et ses raisons d’être pour ou contre les Méthodes de Contraception,  toutefois il convient de noter que nous travaillons beaucoup avec l’Union des religieux et coutumier du Burkina Faso ce qui nous permet d’affiner notre manière de voir les choses mais aussi de comprendre les différents points de vue autour de cette question. Faut comprendre une chose : nul n’est contre la promotion du bien-être des populations. La SSR faisant y compris.

Rachel Bicaba

Moussonews.com 

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